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La reprise de la Coopération avec les Institutions de BRETTON WOODS était liée à une série des critères quantitatifs et qualitatifs dont la mise en place des Organes statutaires de contrôle au sein de la Banque et surtout l’audit et la certification annuels de ses comptes par un Cabinet d’audit externe de renommée internationale.
C’est ainsi que devant ces exigences, la Haute Direction de la Banque a mené des actions d’envergure pour remplir ces critères indispensables à la conclusion d’un programme avec le FMI et la Banque Mondiale.
Parmi ces actions, on peut citer notamment :
- la création en 2000 de la Direction de l’Audit Interne de la B.C.C.
- la mise en place du Conseil d’Administration de la Banque suivant le Décret n°46-B/2003 du 28 mars 2003 ;
- la désignation du Collège des Commissaires aux Comptes par le décret n° 04/063 du 28 juin 2004 ;
- la création du Comité d’Audit composé de trois Administrateurs externes membres du Conseil d’Administration suivant la Décision n° 1 du 12 juillet 2003.
En plus de la mise en place de ces organes statutaires, des missions de contrôle sont effectuées par l’Audit Interne et les organes externes à la Banque Centrale du Congo depuis 2001 jusqu’à ce jour. Pour le contrôle externe, on en dénombre 126 réparties comme suit :
- 2001 = 25 missions
- 2002 = 4 missions
- 2003 = 19 missions
- 2004 = 8 missions
- 2005 = 27 missions
- 2006 = 30 missions
- 2007 = 7 missions
- 2008 = 6 missions
Les principaux organes externes concernés par ces missions de contrôle sont les suivants :
- Cabinet Ernest & Young, pour la Certification des Etats financiers de la Banque Centrale du Congo de 2000 à 2002 ;
- Cabinet Deloitte & Touche, pour la Certification des Etats financiers de la Banque Centrale du Congo pour les exercices 2003, 2004, 2005, 2006 et 2007 ;
- Cabinet Price Waterhouse Coopers, pour l’audit des critères en rapport avec le programme économique du Gouvernement ;
- Le F.M.I., pour les sauvegardes relatives au contrôle de la conformité de nos comptes et du fonctionnement de nos organes statutaires au regard des standards internationaux ;
- La cour des comptes, pour la reddition des comptes de l’Etat et le contrôle des opérations du Compte d’exploitation de la Banque ;
- L’Inspection Générale des Finances, pour le contrôle des opérations sur le Compte Général du Trésor et ceux des Régies financières ;
- Les Commissaires aux comptes, pour la certification des états financiers de la Banque.
D’autres organes ont eu à diligenter des contrôles ponctuels.
Il s’agit de :
- Le parlement, pour le contrôle des dépenses d’investissement et d’exploitation en rapport avec le budget 2008 ;
- La cour des comptes, pour le contrôle des états financiers de la Banque Centrale et ce, à la demande expresse du gouvernement (ECOFIN) ;
- La Présidence de la République, pour le contrôle de gestion de la Banque Centrale, et ce, avec l’aide des experts du Cabinet du Chef de l’Etat, de l’IGF et du CPCC ;
- L’Inspection Générale des Parquets, pour des contrôles sur les opérations soumises à la justice et pour des réquisitions d’information ;
- L’OGEDEP, en ce qui concerne les opérations liées à la dette publique ;
- Les Régies financières, pour le contrôle et la vérification des opérations de leurs comptes.
Il sied de noter que pour les Comptes de la Banque Centrale, la Certification de ceux-ci par un Cabinet d’audit indépendant est devenu obligatoire depuis 2002.
A cet effet, depuis 2004, les Comptes sont certifiés avec une opinion favorable moyennant quelques réserves indépendantes de la Banque et liées davantage à l’environnement dans lequel elle évolue.
En définitive, les Comptes de la Banque Centrale du Congo sont sous contrôle permanent en interne par le Conseil d’Administration, le Collège des Commissaires aux Comptes, le Comité d’Audit et la Direction de l’Audit Interne et en externe par des Cabinets indépendants et les organes de l’Etat attitrés en cette matière.
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