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Mercredi 08/09/2010
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  • Date: Le 05/09/2010
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Synthèse des Réunions des Assemblées de Printemps 2009 du FMI et de la Banque Mondiale

1. Introduction

 

Une délégation congolaise a séjourné à Washington DC, aux USA, du 18 avril au 1er mai 2009, en vue de participer aux Assemblées de printemps du FMI et de la Banque Mondiale. Conduite par le Ministre des Finances, cette délégation comprenait le Ministre du Budget, le Conseiller Principal du Cabinet du Président de la République, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, le Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre  et une équipe mixte d’experts des organes et institutions sus-cités.

L’équipe  de la Banque Centrale était composée, outre de M. le Gouverneur, J-C. MASANGU, de messieurs MAWAKANI SAMBA, KAYEMBE WA KAYEMBE et de MULANGU Pongola, Conseillers à la Haute Direction, NGONGA NZINGA, Directeur des Etudes et MWANA NKWARA, Responsable de Service à la Direction des Etudes.

Les activités de la Mission ont porté d’une part, sur la finalisation des discussions en vue de la conclusion d’un nouveau programme triennal appuyé par la FRPC et, d’autre part, sur sa participation aux réunions des assemblées de printemps.

2. Activités en marge des Assemblées de printemps

Les discussions techniques avec le Staff du Département Afrique du FMI en charge du dossier RDC ont porté notamment sur les points suivants (i) les causes de la dégradation du cadre macroéconomique au premier trimestre 2009, (ii) la révision du cadrage macroéconomique 2009 et perspectives 2010 - 2011; (iii) le bouclage du plan de trésorerie pour l’exercice 2009 ; (iv) l’évaluation des sauvegardes, (v) les mesures préalables au programme formel et (vi) l’expansion de la base monétaire.

Concernant la dégradation du cadre macroéconomique au 1er trimestre 2009, Il a été unanimement reconnu qu’elle a été résulté de la chute de l’offre des devises à la suite de la baisse des cours des matières premières, du faible ajustement de la politique macroéconomique (budgétaire et monétaire) aux chocs externes ainsi qu’aux anticipations des opérateurs économiques présageant l’incapacité de la politique macroéconomique à s’ajuster aux chocs.

Quant au nouveau cadre macroéconomique pour 2009 et aux perspectives 2010 – 2011, ils se présentent comme suit :

                                                                                                                 2009                2010               2011

Taux de croissance économique                                                                       2,7                    5,5                  7,5

Taux d’inflation, moyenne annuelle                                                                  41,6                  23,1                13,5

Taux d’inflation, fin période                                                                            31,2                  15,0                 12,0

Taux de change, moyenne annuelle                                                               825,0                908,6             1011,4

Taux de change, fin période                                                                          850,0                960,3             1056,1

Réserves internationales (en millions USD)                                                        280,0                420,0               471,0

 

En ce qui concerne les agrégats monétaires, la base monétaire devra progresser de 29,8 % et la masse monétaire, hors provisions pour importations, de 33,3 %. La position nette du gouvernement sera nulle.

 

D’un besoin de financement initial de 156 milliards de CDF, les travaux sur le plan de trésorerie ont permis de dégager, au plan interne, des moyens de financement de 74 milliards de CDF à la suite des mesures de réduction des dépenses (report de l’unification de salaires, etc.) et de mobilisation des recettes additionnelles (vente des participations de l’Etat dans certaines entreprises etc). Au plan externe, des financements extérieurs à hauteur de 50 milliards de CDF ont été identifiés, portant ainsi l’écart résiduel à 32 milliards de CDF. La partie congolaise a demandé au FMI de l’aider à mobiliser les moyens de financement requis, auprès des partenaires bilatéraux. Dans le nouveau cadrage le taux budgétaire est à 825 CDF/USD, le déficit de la BCC reste à 20 milliards mais le gouvernement est tenu de couvrir intégralement le solde négatif du plan de trésorerie de la BCC afin de maintenir à zéro le crédit net l’Etat. La procédure actuelle des dépenses urgentes sera remplacée par la « procédure accélérée des dépenses publiques », prévue dans la loi budgétaire. Enfin, il a été soulevé le problème de régularisation des dépenses urgentes relatives aux exercices antérieurs.

Une mission des sauvegardes du FMI est prévue avant l’octroi de la FRPC. Elle aura pour but de s’assurer de la sécurisation des réserves que les préteurs mettront à la disposition du pays, évaluera la traçabilité des opérations, la transparence du système de gestion et de la comptabilisation et appréciera le respect de toutes les phases de la dépense publique à travers la chaîne. Par ailleurs, le Département des finances publiques du FMI a transmis à la délégation congolaise ses commentaires sur les termes de références relatifs à l’audit des critères du programme. A cet effet, les observations de la partie congolaise sont attendues.

En raison des difficultés dans la mise en œuvre du repère structurel relatif au « transfert des activités douanières de l’OCC à l’OFIDA », lequel doit d’être commué en mesure préalable, la partie congolaise a sollicité que cette mesure soit remplacée par une autre à savoir, « la création d’une commission ad hoc chargée d’examiner les exonérations accordées aux opérateurs économiques ». La réaction du FMI est attendue.

 

En ce qui concerne l’expansion de la base monétaire, elle a été impulsée par les créances non remboursées des banques commerciales et du niveau du solde des comptes RME. Ainsi, il a été convenu du plafonnement de l’encours de refinancement des banques à 48,5 milliards de CDF. Pour le solde des comptes RME, il est plafonné à 5 millions de USD.

3.  Réunions des Assemblées de printemps 2009

La communauté financière internationale est consciente de la grave récession que traverse l’économie mondiale à la suite de la crise financière. Les projections de croissance en 2009 la situent à 1,3 % et une faible reprise profile en 2010 (1,9 %). En raison de sa forte dépendance économique et financière, l’Afrique subsaharienne est confrontée à un accroissement de la pauvreté. En conséquence, elle a davantage besoin d’aide sans laquelle, la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement serait compromise. Pour cela, il est nécessaire de rejeter tout protectionnisme et d’accroître les moyens financiers à la disposition du FMI et de la Banque Mondiale pour leur permettre d’assister davantage les pays membres vulnérables. Par ailleurs, la réforme de ces deux institutions en vue notamment de remédier aux déficits de démocratie qui les caractérisent est à l’ordre du jour.

4.   Conclusions

Le Programme formel est déjà en marche depuis le 1er avril 2009, bien que le dossier RDC attende d’être soumis au Conseil d’Administration du FMI le 10 juin prochain pour approbation de la FRPC. Il importe désormais que tous les aspects de la politique macroéconomique soient harmonisés et coordonnés en vue de préserver, voire consolider la stabilité du nouveau cadre macroéconomique, élément déterminant de la poursuite du programme.

Par ailleurs, la communauté internationale est résolument engagée à combattre la crise financière actuelle qui a précipité l’économie mondiale dans la récession. Cette situation devrait contribuer à booster les réformes des Institutions de Bretton Woods.

ANNEXE : SYNTHESE DES NEGOCIATIONS DU PROGRAMME FORMEL

PROBLEMES RESOLUS

Volet Ajustement

Volet financement

 

 

-          cadre macro-économique 2009-2011 est agrée ;

-          plan de trésorerie 2009-2011 est acquis ;

-          programmation monétaire conforme au plan de trésorerie et au cadre macroéconomique en 2009 et les grandes lignes pour 2010-2011 ;

-          budget en devise 2009 est adopté, les réserves internationales se chiffrent à 280 millions de USD;

-          tableau des critères de réalisation quantitatifs est attendu du FMI ;

-          dossier refinancement banque commerciale ;

 

-          le conseil d’administration du FMI statuera le 10 juin 2009 sur le dossier RDC. Une fois approuvé, le pays bénéficiera de deux tirages en 2009 d’un  montant de 79 millions de USD chacun, en juin et décembre 2009 ;

-          le point d’achèvement de l’initiative PPTE devrait intervenir au plus tôt à fin décembre 2009 et au plus tard à fin mars 2010 ;

-          le pays bénéficiera des aides d’urgence de la Banque Mondiale de USD 100 millions dont une première tranche de 10 millions a déjà été débloquée et un montant de USD 85 millions est attendu de la BAD

-          une vidéo-conférence hebdomadaire sera organisée jusqu’à la réunion du Conseil d’Administration du FMI, puis une fois le mois dès la mise en œuvre officielle du programme.

 

PROBLEMES         A FINALISER

Volet Ajustement

 

 

-          mesure préalable relative au « transfert des activités douanières de l’OCC à l’OFIDA » et son remplacement éventuel par « la création d’une commission ad hoc chargée d’examiner les exonérations accordées aux opérateurs économiques » ;

-          plan d’engagement conforme au plan de trésorerie convenu ;

-          affectation des dépenses par ministère suivant le plan de trésorerie convenu ;

-          mécanismes d’arbitrage pour assurer la mise en œuvre du plan de trésorerie conforme au programme ;

-          Mémorandum des politiques économiques et financières et  matrice des repères structurels attendus de la partie congolaise;

-          Mémorandum technique attendu du FMI ;

-          Mise à jour du DSCRP ;

-          Termes de référence de l’audit des critères du programme : réaction attendue de la partie congolaise.

 

PROBLEMES      EN SUSPENS

 

-          accord de coopération sino-congolais (conditions et accord révisé) ;

-          assurances financières du Club de Paris et des autres créanciers pour les allègements attendus dans le cadre du programme formel ;

-          solution au problème de la Banque Congolaise ;

-          clarification de la politique budgétaire à moyen terme (politique salariale, les Régies financières, les dépenses exceptionnelles, la régularisation des arriérés 2007, 2008 et toutes les années antérieures, dépenses des biens & services et d’investissement, écart de financement) ;

-          intégration des procédures d’urgence dans la chaîne de la dépense à compter de 2010 – procédure accélérée.

 

 



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