menu

Règlementation

Politique de change

Deux principaux objectifs sont assignés à la politique de change de la BCC :

  • - lisser les variations des cours de change ;
  • - améliorer le niveau des réserves internationales ;

1. INTERVENTION SUR LE MARCHE DES CHANGES

Dans ce cadre, la stratégie de la BCC pour atteindre ses objectifs consistera à étendre et approfondir les marchés de change, notamment :

  • - en recevant en franc congolais, le paiement par les opérateurs miniers d’impôts, droits et taxes ;
  • - en se gardant de payer en devises les résidents ;
  • - en intervenant de façon active sur le marché des changes en tenant compte des cycles budgétaires et économiques :
  • • en cas de déficit budgétaire ou effritement de l'offre de devises (fermeture de la bourse d’Anvers en août–septembre pour raison des vacances d’été) la Banque Centrale effectuera des ventes ;
  • • en cas de d’excédent budgétaire, elle procédera à des achats.
  • - en nivelant à 5,0 millions de USD le solde auprès des correspondants locaux.

2. REGLEMENTATION DU CHANGE


Bien qu’aucune modification ne soit intervenue à la réglementation du change édictée depuis février 2001, l’Institut d’Emission a néanmoins instauré depuis 2005, dans le cadre de ses interventions sur le marché des changes, un système d’appels d’offres à taux variables. Ce dernier applique la méthode d’adjudication compétitive à taux unique « Système hollandaise ». En effet, la Banque Centrale a publié les règlements sur les ventes et les achats des devises par voie d’adjudication, respectivement le 14 février et le 22 juin 2005. Seules les banques commerciales sont éligibles à ces achats et ventes par la Banque Centrale.

Dans le cadre de l’amélioration de sa gestion des réserves de change, la BCC a, d’une part, réduit le nombre des correspondants aussi bien locaux qu’étrangers et, d’autre part, élaboré le manuel des procédures définissant de manière détaillée l’organisation des opérations en devises, leur répartition et les responsabilités de chacun des agents concernés.

En effet, le nombre de comptes de la Banque est passé de 56 à 21, dont 12 comptes au niveau local et 9 à l’étranger.

L’Institut d’Emission a également concentré ses avoirs en comptes de dépôt rémunérés auprès de la BRI. Les comptes à l’étranger sont ouverts auprès de quatre banques, à raison de 4 à la BRI, 3 à la Fortis, 1 à la Banque de France et 1 à la BNB. Le compte ouvert auprès de la BNB sert uniquement à entretenir les engagements du pays vis à vis de cette banque. La quasi-totalité de fonds logés dans les comptes auprès des correspondants locaux a été transférée à la BRI. Actuellement, les réserves de change sont logées auprès de cinq banques ci-après : RAWBANK, BCDC, CITIBANK, Banque Congolaise et BIC.

Par ailleurs, depuis avril 2008, la BCC a procédé à une restructuration de son portefeuille en devises. En effet, les réserves internationales ont toujours été constituées à 80 % en dollar américain, du fait que celui-ci constitue la principale monnaie de facturation des exportations et importations du pays. Avec la dépréciation continue du dollar face à l’euro, l’Institut d’Emission a convertie en euro, depuis le 04 avril 2008, 70 % de ses réserves internationales.